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Tu voulais une juive par Leslie Héliade

Photo du rédacteur: Julie Joannès
Julie Joannès
9 oct.
3 min de lecture

Plonger dans un roman dans un temps où la religion juive est au coeur des discussions avec le génocide en Palestine, la haine des juifs qui s'installe en escalade, le gouvernement qui n'aide pas à diminuer la montée de l'antisémitisme et la haine d'humain qui ne font rien d'autres que croire en leur religion.


Leslie m'a contactée en me disant "Il s'agit d'une romance impossible entre deux personnes opposées par leurs aspirations."

Je m'attendais à une romance impossible dès le départ. Mais la romance est plus ingénieuse, plus réfléchie.

Elle confronte l'amour et la sincérité : à quel point peut-on être sincère ? quelle est la limite ? quand pouvons-nous garder les choses pour nous, et quand devons-nous dire les choses à l'être aimé ?

Elle interroge la sincérité et la religion : peut-on se confier sur notre relation avec D.ieu à 100% à l'être aimé, ou devons nous garder un peu de relation avec D.ieu pour nous ?


Le roman s'ouvre sur Hélène, qui, tout au long de l'histoire, va nous expliquer la foi du judaïsme, et comment elle a décidé de se convertir, non pas par amour d'un homme mais pour l'Amour. L'Amour de D.ieu, l'Amour de sa famille, l'Amour d'être acceptée. L'Amour d'être vue comme une juive et non seulement comme une "goy".

On rencontre Hélène dans un tournant de sa vie : le divorce. Le livre commence par la fin pour nous conter le début de l'histoire, le milieu, l'entre-deux, les peurs, les inquiétudes, les mensonges, la sincérité, l'intime, la religion.

Hélène, si forte, si courageuse, si naïve, si cachottière. Hélène qui rêve d'être juive pour appartenir à une communauté et ne plus être rien. Hélène qui rencontre Dan, juif lui aussi, peu pratiquant.


Puis, le roman prends une tournure insidieuse, on pense lire une histoire d'amour qui finira "juste" mal, mais il y a tant de chose que l'on décèle : se convertir, mais à quel degré de croyance ? Devenir religieux, mais pas trop. Devoir suivre les 613 commandements mais en enfreindre quelques uns de temps en temps. Puis, penser que l'on est sur la même longueur d'ondes avec celui qu'on pense être l'âme soeur, et se prendre le mur de la réalité : non, la ligne est différente, elle prend une autre trajectoire. Puis, se dire qu'Hélène pourrait faire un effort ! Mais enfaite, Dan va super loin, il change, il n'est plus celui qu'on a connu au départ. Il devient détestable et on se demande comme Hélène peut encore l'aimer ! Ou juste l'apprécier.


A chaud, j'ai pu partager à un ami que le roman m'avait fortement intriguée sur la religion juive mais que je voulais une autre fin.

J'ai réfléchis, et puis j'ai décidé d'écrire cette chronique.


La plume est intéressante, elle met dans l'histoire. Elle décrit, on s'éparpille parfois, et la manière de revenir de manière plus sage sur le principal sujet passe comme une lettre à la poste. On plonge dans l'univers des livres du judaïsme, la religion, les fêtes, la communauté. Pendant un instant, j'ai cru être moi-même Hélène, mais la temporalité m'a bien vite rappelée que quand elle avait 23 ans, j'en avais 2.


Leslie a mis 10 ans à écrire ce roman, et je ne peux que tirer ma révérence, devant ce roman aussi qualitatif, avec autant d'information, qui au delà de nous apporter une romance impossible, nous apprends davantage de choses sur la religion juive.


Je conseille cependant ce roman à un public averti : c'est une romance impossible, qui parle de la conversion à une religion et comment l'amour pour un homme s'apporte, se vit, subsiste et se réalise à travers cette conversion.


Informez-vous, aimez-vous, aimez les autres, lisez "Tu voulais une juive", conseillez-le, devenez la personne que vous voulez être, par amour de D.ieu pour pour vous.

Seul l'amour nous donne le goût de l'éternité.




 
 
 

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