• Julie Joannès

Interview

Interview pour la nouvelle « Orglin la Primitive »


A savoir : Orglin est la première nouvelle du cycle de Barcil

L’AUTEUR


Comment vous est venu cette idée d’écrire cette nouvelle ?

J’ai voulu amorcer le Cycle de Barcil avec une enfant, un personnage qui, comme le lecteur à ce moment-là, ne connaît encore rien au monde, aux lois qui le régissent.

C’est une sorte d’éclosion à la fois pour le Cycle de Barcil et pour le lecteur.


Etes-vous plus du style à faire des chapitres épistolaires, ou tout du même point de vue ?

J’aime bien varier les points de vue d’un chapitre à l’autre. Cela me donne la possibilité d’exploiter des tournures dramatiques intéressantes en distillant des informations qui pilotent uniquement le lecteur, mais laissent les personnages dans le flou.


Pourquoi une autoédition ?

L’autoédition me permet de m’affranchir des contraintes liées aux maison d’éditions. Cela me permet aussi de me consacrer pleinement à ma créativité, sans entrer dans un moule prédéfini.


Combien de temps avez-vous mis à écrire cette nouvelle ?


Mon temps d’écriture pour cette nouvelle doit s’estimer à une année. A vrai dire, c’est assez difficile à estimer car le travail se compile en 3 phases, qui sont l’écriture, la réécriture et la correction. Ces phases se superposent avec le travail sur les autres nouvelles, donc le temps pour chacune d’elles est quelque peu rallongé.


Avez-vous déjà eu le syndrome de la page blanche pour cette nouvelle ?


Bien sûr, le syndrome de la page blanche plane au-dessus de beaucoup d’auteurs. Mais, avec le temps, j’ai appris à contourner ces passages à vide et à laisser libre court à mon esprit créatif.

Pourquoi ne pas participer à des concours d’écriture avec vos différentes nouvelles ?


Je ne participe pas aux concours de nouvelles tout simplement parce que ceux-ci limitent le nombre de mots à autour de 4 000 (ma plus courte nouvelle est à ce jour celle d’Orglin la Primitive, qui compte 7 000 mots).

Je me retrouve donc à écrire des nouvelles trop longues pour les concours alors que mes lecteurs considèrent souvent que les aventures du Cycle de Barcil sont de « très courtes » nouvelles. Il y a là une étrangeté.


Petit, aviez-vous déjà la fibre pour écrire ? Vers quel âge avez-vous commencer à écrire ?


Autant loin que je me souvienne, j’ai toujours eu envie de raconter des histoires.

Je pense avoir concrètement commencé à écrire des bouts d’histoires inachevés vers l’âge d’une dizaine d’années. Mais j’ai vraiment écrit des récits dans le but de les publier à partir de la vingtaine.




L’HISTOIRE


Pourquoi avoir fait le choix de mettre Orglin à l’extérieur du monde ?


J’ai voulu Orglin comme un personnage innocent, n’ayant aucune notion du monde qui l’entoure, pour produire dans l’esprit du lecteur cette sensation de découverte. Tous deux avancent donc, pas à pas, à la découverte du monde de Barcil.


Etant donné que c’est la première nouvelle, pensiez-vous que les autres nouvelles seraient de ce style, ou alors c’était prévu qu’elles soient toutes différentes (climat, lieux….) ?


J’avais bien en tête dès le début du travail sur le Cycle de Barcil de créer des histoires toutes différentes, avec chacune sa thématique, ses lieux et ses personnages. C’est une façon pointilliste de présenter mon monde et d’immerger le lecteur par petites touches.

Le tout cohérent de l’univers permettra au lecteur attentif de tisser les liens qui relient chacune des aventures entre elles.


Aurons-nous un retour sur la vie des mages dès leur enfance ?


Le temps et la patience seuls peuvent répondre à cette question.

L’univers s’étoffe chaque jour et il ne sera pas impossible de découvrir de nouveaux aspects du monde au fur et à mesure des aventures.


Pourquoi avoir fait le choix de mettre en rivalité deux clans ? Doit-on en conclure que tout est fait de guerre, comme le dieu de la Guerre ; Yencil ?


La rivalité entre les deux clans permet de mettre de la tension dans le récit, c’est aussi une approche pour montrer au lecteur que dans le monde nous retrouvons partout cette forme de rivalité, une tension constante en balance. Sans pour autant positionner tout cela systématiquement sur le plan de la guerre. C’est une sorte de Yin et Yang.

Comment vous est venu le choix du prénom d’Orglin ?


Le choix du prénom d’Orglin m’a paru judicieux car il est assez peu usité. Et, pour moi, il peut s’appliquer au masculin comme au féminin : encore une marque de la balance constante que l’on peut contempler dans le monde.

Y a-t-il le nombre même de femmes et d’hommes dans vos nouvelles ?


La parité sera presque respectée dans le Cycle de Barcil, car sur le nombre total des 10 nouvelles, nous serons sur un ratio de 4 personnages féminins pour 6 masculins. Mais attention, il ne faut pas s’y tromper : les personnages féminins du Cycle de Barcil n’ont rien à envier à ceux masculins. Ni en force, ni en charisme, ni en intensité !


PRECISIONS

Pourquoi le Cycle de Barcil ?


Les Cycle de Barcil a été conçu pour faire voyager le lecteur dans un monde dense, où les thématiques abordées sont très proches de celles que nous vivons dans notre monde réel. C’est mon petit terrain de jeu pour explorer l’âme et les comportements humains.

Je me permettrais toutefois de conserver l’origine du nom de Barcil dans mes petits secrets.




Julie Joannès

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